Page:Sand - Theatre complet 1.djvu/355

Cette page n’a pas encore été corrigée



PIERRETTE

Qu’est-ce qu’il y a donc encore ?


LE CAVALIER.

Viens, mon enfant. Tu es une honnête personne, cela se voit sur ta figure. Tu remettras pour moi cette bague à la belle Armande, la plus jeune des deux comédiennes, et tu la prieras, de ma part, de la garder en souvenir de moi et pour l’amour de la Fronde. Et puis voici pour toi, ma fille.

Il lui remet la bague et de l’argent, et sort.




Scène XVII



PIERRETTE, seule, regardant dans sa main.

Et à cause donc que vous me baillez de l’argent ? (Elle lève la tête.) Bon ! le voilà déjà loin ! (Regardant dans la coulisse.) Il grimpe sur son chevau… Ça n’est pas long ! le v’là qui part comme un coup de tonnerre. Oh ! dame ! il n’est point engourdi, celui-là !




Scène XVIII


PIERRETTE, MOLIÈRE, MADELEINE, ARMANDE, DUPARC, BRÉCOURT.




PIERRETTE, à Armande.

Tenez, mamselle ! voilà un affiquet que le monsieur qui était là tout à l’heure m’a baillé pour vous. Il m’a dit comme ça, en s’en allant : « Tu lui diras comme ça… » Oh ! mordi ! je ne me souviens déjà plus de ce qu’il m’a dit de vous dire.


ARMANDE, prenant la bague.

Un présent à moi ? Oh ! la belle bague ! Voyez donc, ma sœur, le gros diamant !


MADELEINE.

Un présent ? Et de quel droit cet étranger vous fait-il un présent ?