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Claudie et son père seront les bienvenus chez toi… c’est-à-dire chez moi !


la mère fauveau, allant à Rose.

Comment ! notre maîtresse ! vous avez été vous même… vous avez réussi à… vous êtes consentante de… Tenez (elle lui saute au cou) vous êtes une brave femme, une bonne maîtresse, une personne bien comme il faut, un cœur… Oh ! le bon cœur que vous avez, madame Rose ! Vous avez le sang vif comme un follet ; mais ça se retourne tout de suite du côté, et ma fine, faut que je vous embrasse encore ! (Elle l’embrasse et ajoute en baissant la voix.) C’est le bon Dieu qui vous a conseillée pour empêcher un grand malheur, et puisque c’est comme ça, vous irez jusqu’au bout, pas vrai ?


rose, de même.

Oui ! qu’est-ce qu’il faut faire ?


la mère fauveau.

Voulez-vous venir avec moi ?


rose.

bas. Ah ! je devine ! allons, allons !


fauveau.

à Rose, qui remonte au fond. Où est-ce donc que vous courez tout de suite comme ça, notre maîtresse, avant qu’on ait eu le temps de se reconnaître ?


rose.

C’est notre secret ! Tu le sauras plus tard. Allons, père Rémy ! allons, Claudie, approchez-vous donc et vous reposez. Vous êtes ici chez vous, entendez-vous bien ? Et mon métayer veut absolument s’excuser des mauvaises raisons de tantôt.


la mère fauveau.

Venez, venez, notre maîtresse. (La mère Fauveau et Rose sortent.)