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Page:Sand - Theatre complet 1.djvu/253

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rémy, la saluant.

Vous êtes bien honnête, la bourgeoise. (Le père Fauveau approche lentement et fouille dans sa poche pour choisir une petite pièce de monnaie. — Rémy, gaiement.) Mettez-y une idée de bonne amitié et le compte y sera.

Fauveau met une petite pièce de monnaie et serre la main à Rémy qui s’incline.

la mère fauveau., s’approche aussi et retire de ses poches un dé à coudre, une paire de ciseaux, un couteau, une pelote, du fil, et met le tout au pied de la gerbe. — À Rémy, lui donnant la main.

Ça sera pour la jeune fille.


rémy, lui montrant Claudie, qui est près de la gerbe.

Merci pour elle, mais elle n’a point besoin de ça pour vous aimer. (La mère Fauveau embrasse Claudie.) Sylvain vient à son tour et tire sa montre qu’il veut aussi déposer.


rémy.

l’arrêtant. Oh ! ça ! c’est trop beau pour du monde comme nous !


sylvain.

Vous n’avez point le droit de rien refuser. Vous êtes lieutenant de gerbaude ; je connais la coutume aussi, moi !

(Il met sa montre et serre la main à Rémy. En prenant sa place, il salue Claudie qui fait un mouvement qui n’est aperçu que de Sylvain. Une toute petite fille apporte bravement une grosse pomme verte.)


rémy.

prenant la pomme et embrassant l’enfant. Merci, ma vieille. Je reçois votre bénédiction, mon petit cœur. (Divers autres viennent plus rapidement apporter leurs offrandes. Rose s’approche de Denis Ronciat qui se tient à l’écart)}}


rose.

Eh bien ! est-ce que vous ne voulez rien donner pour ce pauvre homme, vous qui avez le moyen ?


ronciat, fouillant dans sa poche.

Si fait ! si fait !

Il approche pour faire le même jeu de scène que les autres. Rémy fait un mouvement et l’arrête.