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Page:Sand - Theatre complet 1.djvu/232

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Scène III

LA MÈRE FAUVEAU, FAUVEAU.



la mère fauveau.

à Fauveau qui s’est assis à droite. Lui tapant sur l’épaule. Qu’est-ce que c’est donc que toutes ces questions-là que vous me poussiez devant la bourgeoise ?


fauveau.

se levant et se tâtant le front. Femme ! J’ai une idée !


la mère fauveau.

Tant pis ! Tu en as toujours trop, et ça te dérange de ton chemin plus que ça ne t’y avance.


fauveau.

Tais-toi, femme, tu n’entends rien aux affaires. Qu’est-ce que tu dirais si je faisan marier notre garçon avec notre maîtresse ? la mère


fauveau.

Te voilà encore dans tes folletés ! Innocent, va !


fauveau.

Je te dis que j’y abotterai ! (Imitant sa femme qui remue la tête.) Faut pas dodeliner de la tête ! La bourgeoise tient et elle en veut !


la mère fauveau.

Non, mon homme, vous songez ! La bourgeoise verra bien vite que Sylvain ne veut point d’elle.


fauveau.

Il ne veut point d’elle ! Ma fine, il est bien dégoûté !


la mère fauveau.

La bourgeoise est jolie, avenante et brave femme s’il en fut. Mais elle a fait un peu parler d’elle, entre nous soit dit.


fauveau.

Bah ! des bêtises !


la mère fauveau.

Des bêtises si vous voulez ; mais vous connaissez l’humeur de Sylvain. Il a ses idées, il ne veut point entendre causer sur la