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FRANÇOIS.

Ça ne me regarde point, et pourtant j’y fais attention, comme vous voyez…


MARIETTE.

Allons, laissez-moi, et gardez vos observations pour vous ; je ne suis pas en humeur de me laisser taquiner aujourd’hui.


FRANÇOIS.

J’en sais bien la cause, et ne vous la demande point.


MARIETTE.

Quelle cause est-ce que vous supposez ?…


FRANÇOIS.

C’est donc vous qui me questionnez à cette heure ? Eh bien, j’obéirai à votre premier commandement… Je garde mes idées pour moi.


MARIETTE, se levant.

Eh ! vous m’impatientez ; qu’est-ce que vous voulez me donner à entendre ? Vous êtes toujours après moi.


FRANÇOIS.

Non ; c’est vous qui voulez me forcer à parler, et c’est moi qui veux me taire.


MARIETTE hausse les épaules d’un air de dépit.

Qui donc est venu ici, que je vois les chaises dérangées ?


FRANÇOIS.

Vous voyez bien que vous m’abîmez de questions ; qu’est-ce que ça vous fait que les chaises soient dérangées ?


MARIETTE.

Ça m’est fort égal ; mais je dis qu’il est venu ici quelqu’un.


FRANÇOIS.

Vous ne l’avez donc pas rencontrée ?


MARIETTE.

Qui ?


FRANÇOIS.

Vous en venez pourtant !


MARIETTE.

D’où ?