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rir chez cet excellent ami, et la première chose qui frappa mes regards, quand j’entrai sur la petite place de la Comédie, fut un nouveau nom imprimé en grosses lettres sur la lanterne du café : Pitard, successeur de Pardoux.

J’entrai pour demander la nouvelle adresse de Narcisse. M. Pitard, qui me connaissait déjà de vue, s’empressa à ma rencontre.

— Narcisse demeure toujours ici, me dit-il, car c’est d’hier seulement que je suis entré en possession et en fonctions. J’espère, monsieur, que vous resterez acquis à notre clientèle. C’est moi le beau-frère à Narcisse, et voilà sa sœur cadette, mon épouse, que je vous présente. Nous tâcherons de faire aussi bien dans notre emploi que Narcisse, dont tout le monde était si content. Ça n’est pas facile, mais on y tâchera. Quant à lui, il demeurera avec nous jusqu’à ce que sa nouvelle maison soit bâtie. Il se fait faire un petit logement bien gentil dans son jardin, qu’il s’est réservé en toute propriété. Vous l’y trouverez, sans doute, en train de conduire ses ouvriers. Si vous voulez passer par le petit escalier de derrière, c’est le plus court. Ma femme, conduis donc monsieur !…

Je connaissais les êtres. Je remerciai et saluai madame Pitard, qui était une assez belle personne, de bonne tenue, et plus distinguée que son mari. J’eus aussi à dire bonjour à Jeannette, qui avait, à la hâte, allumé une chandelle pour me faire descendre par le petit escalier