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Une lettre du directeur de ma compagnie m’ayant fait partir plusieurs jours après celui que je viens de raconter, je passai une partie de l’hiver à Paris, ou en voyage à travers la France, toujours dans le but de me renseigner sur les chances, les déboursés et concurrences de l’exploitation industrielle que nous devions établir à la Faille-sur-Gouvre. Comme tous mes renseignements apportaient une nouvelle confirmation à la valeur du projet et à la sérieuse importance de l’idée première, M. T… poursuivait ses démarches pour obtenir la concession de l’entreprise, et, dans les premiers jours du printemps, elle lui fut accordée. Il ne s’agissait donc plus de cacher mon but, mais, au contraire, de le publier et d’y marcher avec activité. Je partis pour la Faille avec toutes les instructions nécessaires, les maîtres ouvriers dont j’avais besoin pour instruire et conduire ceux que l’on prendrait dans le pays, les modèles et les calculs que j’avais établis sur le papier, enfin avec un crédit de confiance illimité sur la maison T… et Cie.

J’avais eu avec Narcisse une correspondance très-suivie, mais exclusivement consacrée à des questions d’éclaircissement relatives à l’affaire, sans que le nom de mademoiselle d’Estorade fût échangé entre nous, toutes les lettres de Narcisse devant faire partie du dossier des informations.

Mon premier soin, en arrivant à la Faille, fut de cou-