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Page:Sand - Le Diable aux champs.djvu/303

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temps, j’aurai des petits enfants, et je les amènerai dans le jasmin de la fenêtre, pour qu’ils te connaissent et qu’ils n’aient pas peur de toi. Jenny, Jenny, douce fille aux yeux doux, quand tu regardes, on a envie de voler vers toi, parce que ton regard fait qu’on t’aime.

LES DEUX ROUGES-GORGES, en duo. — Va, va, Jenny ! cours et reviens, nous te suivrons de branche en branche ! Pour aller aussi vite que nous, il ne te manque que des ailes. Tu vas, légère et souriante, comme si tu voulais remplir d’amour, de confiance et de bonheur les êtres et les choses qui te saluent ! Elle prend soin et pitié de tout, la bonne fille aux yeux bleus ; elle ne brise pas le rameau qui s’attache à ses cheveux blonds ; elle n’écrase pas le brin de mousse qui se colle à son petit pied. Va, va, Jenny, le bien qu’on fait, c’est du bonheur qu’on prend partout. Le ciel te rit, le vent te caresse, la fleur t’admire. Nous qui t’aimons, Jenny, Jenny, nous te suivons de branche en branche !