Ouvrir le menu principal
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.




VII


Montesparre était situé aux environs d’Aurillac, dans un pays riant, modérément accidenté ; nous y fûmes rendus pour l’heure du dîner. Le château était une maison du siècle dernier qu’on avait récemment flanquée de deux corps de logis assez laids. Madame de Montesparre, veuve à vingt-deux ans, jolie femme, fort aimable et très-bonne, n’avait pas les goûts romantiques. Médiocrement riche d’ailleurs, elle ne rêvait pas, comme madame Rolande, de donjons et de précipices ; elle avait hérité de cette terre de bon rapport, elle y venait passer tous les étés, et s’y occupait de ses affaires en personne positive, dévouée à son fils unique, âgé de cinq ans. Elle recevait pourtant beaucoup de monde, et ne dédaignait pas le plaisir. Voulant loger tous ses hôtes, elle avait agrandi son château, mais sans aucun luxe. Tout était simplement confortable ; le jardin était fort beau et bien tenu.