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raille, et, quand je lui ai parlé, elle n’a pas bougé. Ça m’a fait peur, je me suis mis à crier ; Hélène est venue me prendre et m’a dit : « Si vous criez, vous ferez mourir votre maman ! » Et elle m’a donné un pantin bien drôle, ce qui m’a consolé, comme tu penses. Mais, ce matin, elle a voulu m’empêcher d’entrer, et j’ai pleuré encore ; j’ai même pleuré bien fort pour que maman entende, et pourtant elle n’a pas bougé, elle n’a pas dit : « Qu’est-ce qu’il a donc ? Ne le contrariez pas. » Peut-être que maman est fâchée parce que je lui fais du bruit, ou peut-être qu’elle est morte et qu’Hélène ne veut pas me le dire.

Les craintes de l’enfant se communiquèrent à moi, et je ne sus que lui répondre. Alors il se mit à sangloter et à répéter :

— Maman ! je veux voir maman !

Je le conduisis à Hélène, qui le prit et l’embrassa en disant :

— Oui, oui, vous verrez maman.

Et elle me ferma brusquement la porte au visage.

J’interrogeai Paul, le valet de chambre de madame.

— Je suis inquiet, lui dis-je ; si madame est sérieusement malade, mon devoir serait d’écrire à monsieur.

— Je n’en sais pas plus que vous, répondit Paul, je n’entre jamais dans la chambre de madame. C’est