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XLIII


Après deux heures de trouble et d’inexprimable souffrance, je me remis en route sur la trace de Salcède. Je me rendis au faubourg Saint-Honoré, à son hôtel. Je savais que la maison était louée à un banquier allemand, mais je pensais qu’il avait dû y garder un pied-à-terre. Je m’informai. Il n’avait pas conservé une seule chambre de son hôtel, et, depuis près de trois ans, on n’avait pas reçu de ses nouvelles. J’allai m’informer avec précaution chez madame de Montesparre. J’étais assez lié avec mademoiselle Suzanne, sa fille de chambre, et je la savais bavarde ; mais elle n’était pas dans la confidence de sa maîtresse, elle n’était au courant de rien, elle n’avait vu M. de Salcède ni à la campagne ni à Paris depuis son départ pour le nouveau monde, trois ans auparavant. Il avait quitté la France assez mal guéri, et madame la baronne l’avait beaucoup regretté après l’avoir beaucoup