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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/48

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respirer. Comme vous en avez besoin mes pauvres enfants !


DLXIII

À M. JULES BOUCOIRAN, À NÎMES


Guillery, 16 juillet 1864.


Cher ami,

Je vous envoie mes pauvres enfants, ne pouvant les suivre en voyage ; j’ai compté que Nîmes serait encore l’endroit où ils auraient le plus de consolations, puisque vous serez là, vous qui les aimez tant et si bien. Vous direz à Maurice tout ce qu’il faut lui dire, il vous écoutera. Il a du courage ; mais il a des moments d’exaspération qui reviennent. Vous les combattrez. Parlez-lui de sa petite femme, de l’avenir, de ma vieillesse à épargner. Tâchez qu’ils ne soient pas malades. S’ils l’étaient, écrivez-moi, j’accourrai.

Adieu ! Dans un instant, nous quittons cette fatale maison et nous partons ensemble pour Agen. Je vous embrasse de cœur. Donnez-nous du courage !

G. SAND.