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honnêtes gens et où beaucoup de souffrances et de fatigues ne font rien perdre à l’homme de son indépendance et de sa dignité, quand il sait les comprendre.

Plusieurs comprennent : patience avec ceux qui ne comprennent pas !

Je ne m’absente que pour peu de temps, j’espère ; mais, de loin ou de près, croyez bien, messieurs, que mon cœur restera avec vous et que votre belle et bonne lettre sera un de mes plus doux souvenirs.

Recevez-en mes remerciements avec l’expression de mon dévouement sincère.

GEORGE SAND.


DLIX

À MAURICE SAND, À GUILLERY


Palaiseau, 18 juin 1864.


Mon Bouli,

J’ai reçu ce matin ta lettre de jeudi soir, et, à l’heure qu’il est, tu es encore à Nohant. Celle-ci (de lettre) te trouvera à Guillery, d’où il me tarde bien d’avoir des nouvelles de votre voyage. Ce brave Cocoton va-t-il être étonné de dormir avec ce tapage de chemin de fer, lui qui ne veut pas que sa mère respire trop fort