Ouvrir le menu principal

Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/322

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Il a répondu ainsi a toutes les questions ; j’ai fini par lui demander s’il était modeste.

— Très modeste, madame ; personne n’est plus modeste que moi.

Voyant qu’il avait toutes les perfections, je l’ai pris pour laver Fadet, et il fait les choses avec tant de conscience, qu’il se met dans la fosse avec lui jusqu’au menton. C’est un vrai Jocrisse, mais si bon garçon et si zélé, que nous le garderons. Je lui ai appris la musique l’année dernière ; je vais lui apprendre à lire.



DCCI

À MAURICE SAND, À NOHANT


Sainte-Menehould, 18 septembre 1869.


Bonne santé et bon voyage ! J’ai vu Reims, la cathédrale ; la Champagne pouilleuse, très laide ; les bords de l’Aisne, charmants ! Nous avons très bien dormi dans le pays des pieds de cochon et joué aux dominos en wagon toute la journée d’hier, première de notre voyage.

En ce moment, Adam visite le champ de bataille de Valmy, qu’il a étudié avec soin (la bataille, dans l’histoire, et, dans André Bauvray, la campagne).

Après déjeuner, nous partons en calèche pour les défilés de l’Argonne et nous coucherons à Verdun. Il