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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/26

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qui passent le soir devant l’Odéon, font arrêter leur sapin avec effroi et demandent si c’est une révolution, si on a proclamé la République.

La pièce d’Alexandre a été mieux reçue ce soir[1] ; mais elle soulève de l’opposition et n’aura pas de succès. Elle est pourtant amusante et pleine de talent ; mais elle scandalise.

Les épreuves de ma photographie n’ont pas encore très bien réussi chez Nadar ; j’y retourne demain. M. Harmant vient pour sûr mercredi. Il m’a envoyé une loge pour ce jour-là ; car il faut bien que je connaisse son théâtre. Je voudrais aussi voir Villemer, que je n’ai encore fait qu’apercevoir à moitié. J’ai demandé hier trois places, pas une qui ne soit louée jusqu’à samedi.


DLI

M. GUSTAVE FLAUBERT


Paris, 16 mars 1864.


Cher Flaubert,

Je ne sais pas si vous m’avez prêté ou donné le beau livre de M. Taine. Dans Le doute, je vous le renvoie ; je n’ai eu le temps d’en lire ici qu’une partie, et, à Nohant, je n’aurai que le temps de griffonner

  1. L’Ami des femmes