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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/202

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dès que je pourrai. Je t’aime beaucoup, mon cher vieux, tu le sais. L’idéal serait de vivre à longues années avec un bon et grand cœur comme toi. Mais alors on ne voudrait plus mourir, et, quand on est vieux de fait comme moi, il faut bien se tenir prêt a tout.

Je t’embrasse tendrement, Maurice aussi. Aurore est la personne la plus douce et la plus farceuse. Son père la fait boire en disant : Dominus vobiscum ! puis elle boit, et répond : Amen ! La voilà qui marche. Quelle merveille que le développement d’un petit enfant ! On n’a jamais fait cela. Suivi jour par jour, ce serait précieux à tous égards. C’est de ces choses que nous voyons tous sans les voir.

Adieu encore ; pense à ton vieux troubadour, qui pense à toi sans cesse.


DCXXXIX

AU MÊME


Nohant, 14 juin 1867.


Cher ami,

Je pars avec mon fils et sa femme pour passer quinze jours à Paris, peut-être plus si la reprise de Villemer me mène plus tard. Donc, ta bonne chère mère, que je ne veux pas manquer, non plus, a tout le temps