Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/186

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


a manqué à ce héros d’un autre âge ou d’un autre pays.

Sur ce, bonsoir. — Dieu, que je, suis veau ! Je te laisse le titre de vache, que tu t’attribues dans tes jours de lassitude. C’est égal, dis-moi quand tu seras à Paris. Il est probable qu’il me faudra y aller quelques jours pour une chose ou l’autre. Nous nous embrasserons, et puis vous viendrez à Nohant cet été. C’est convenu, il le faut !

Mes tendresses à la maman et à la belle nièce.


DCXXXI

À M. PAUL DE SAINT-VICTOR, À PARIS


Nohant, 18 février 1867.


Combien je vous remercie de ce beau livre, un chef-d’œuvre, un modèle pour le fond et pour la forme ! Ce n’est pas une découverte pour moi. Je vous ai toujours suivi avec l’adoration de votre talent, chaque jour plus pur et plus plein ; mais il fait bon tenir tout cela ensemble et le relire comme on relit sans cesse Mozart et Beethoven.

Si je n’eusse été malade, et très malade, j’aurais voulu joindre ma petite note au concert des éloges, et la Revue des Deux Mondes m’eût peut-être laissé