Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/17

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de laine écossaise que j’ai failli ne pas regarder, quand je me suis aperçue que c’était la princesse elle-même qui m’amenait son jeune homme, toute seule et très gentiment. L’enfant est très beau et très joli, avec un air mélancolique et timide.

Il tiendra de sa mère plus que de son père. Il est très mignon et obéissant comme une fille.

Je me porte bien, toujours sans appétit ; ça ne pousse pas à Paris.

La vente de Delacroix produit près de deux cent mille francs en deux jours. Les moindres croquis se vendent deux, trois et quatre cents francs. Ce pauvre homme vendait des tableaux pour ce prix-là !

Bonsoir, mes enfants chéris ; je vous bige bien tendrement.


DXLVII

AU MÊME


Paris, 28 février 1864.


Mes chers enfants,

C’est demain le grand jour ! quand vous recevrez ma lettre, j’aurai des bravos ou des sifflets, peut-être l’un et l’autre. Ribes ne va pas mieux ; il joue quand même et très bien. La pièce est mal sue, mais bien comprise et bien jouée.