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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/162

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D’ailleurs, je ne pourrais pas vous demander d’épargner les autres, de faire des réserves, vous m’enverriez promener et vous feriez bien. Mais, moi, j’endosserais, sans conviction et sans lumières suffisantes, une trop forte responsabilité à moins de faire aussi des réserves, et, alors, à quoi bon une préface ? Ça ne serait pas clair, ça ne paraîtrait pas franc. Je vous dis donc non, après vous avoir dit oui, parce que, au dernier moment, quand vous m’enverriez les épreuves, nous ne serions pas d’accord et il serait trop tard pour nous y mettre. Allez droit devant vous, bravez seul, et sans donner le bras à une femme, ce que vous voulez braver.

Votre ouvrage, si remarquable d’exécution, et riche à tant d’égards, gagnera à se présenter seul, je vous en réponds. Consultez de vrais amis, des gens de goût, ils vous diront comme moi.

G. SAND.


DCXXIII

À GUSTAVE FLAUBERT, À CROISSET


Paris, 9 janvier 1867.


Cher camarade,

Ton vieux troubadour a été tenté de claquer. Il est toujours à Paris. Il devait partir le 25 décembre ; sa