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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/152

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Dites mes amitiés à tous ces bons amis qui se souviennent de moi, et embrassez pour moi vos chères filles.

À Nohant, on va bien. Aurore devient charmante. On m’écrit tous les jours.

Je compte bien sur l’envoi de vos œuvres, et je suis très heureuse de cette publication.

À vous succès et bénédictions, mon cher enfant.


DCXIX

À MAURICE SAND, À NOHANT


Paris, 19 novembre 1866.


Mes enfants,

J’embarque demain matin Cascaret[1] pour Évreux ; je le mène ce soir au dîner Magny ; il va ouvrir de grands yeux en entendant les paradoxes exubérants qui s’y débitent. Quant à interroger Berthelot, je ne suis pas de force à lui faire des questions bien posées et à te rendre compte de ses réponses. Je ne suis d’ailleurs jamais à côté de lui et il est si timide, qu’il est intimidant. Je crois que Francis nous en dirait davantage. Il est tout frais émoulu de ces choses et très capable de me dire où en est la science. Il dit une chose juste et terrible que je savais. La philosophie de l’es-

  1. Francis Laur, ingénieur civil.