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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/135

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ce temps-ci. Chez eux, je crois bien que c’est une pose, mais elle est si bête ! si c’est une impuissance, c’est encore pis. Ils sont hommes de lettres et pas hommes. Bon courage au roman ! Il est exquis ; mais, c’est drôle, il y a tout un côté de vous qui ne se révèle ni ne se trahit dans ce que vous faites, quelque chose que vous ignorez probablement. Ça viendra plus tard, j’en suis sûre.

Je vous embrasse tendrement, et la maman aussi et la charmante nièce. Ah ! j’oubliais, j’ai vu Couture ce soir ; il m’a dit que, pour vous être agréable, il ferait votre portrait au crayon comme le mien pour le prix que vous voudriez fixer. Vous voyez que je suis bon commissionnaire. Employez-moi.


DCXI

À MAURICE SAND, À NOHANT


Paris, 1er septembre 1866.


Je ne me décourage pas comme ça, moi. Les difficultés d’un sujet doivent être des stimulants et non des empêchements[1]. Je ne suis pas obligée de faire la

  1. George Sand avait songé d’abord à faire un drame de Cadio ; mais, après l’avoir écrit de verve, c’est-à-dire avec des développements que ne comportait pas une pièce de théâtre, elle le publia comme roman dialogué, et c’est seulement un peu