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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/115

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chambre ; il me tarde de savoir qu’elle est descendue. Aurore a-t-elle toujours une crise de pleurs le soir ? Si ça a continué, il faut l’écrire au docteur Darchy.

Tout l’univers me demande de vos nouvelles. Bonsoir, mes enfants. Je vous bige à mort. J’espère que Cocote va être contente de mes nouvelles.

Calamatta est-il parti ?


DCI

À MADAME LA COMTESSE SOPHIE PODLIPSKA,
À PRAGUE


Palaiseau, 12 février 1866.

Je suis vivement touchée, madame, de l’envoi que vous voulez bien me faire[1] (je ne l’ai reçu que depuis quelques jours) et de l’excellente lettre qui y était jointe. C’est un honneur pour moi d’être traduite par vous, et c’est une douceur que d’être aimée en même temps avec tant de délicatesse et de générosité.

M. Léger a pris la peine de m’envoyer la traduction en français de votre intéressante préface. Elle m’a reportée au temps déjà éloigné où je rêvais les aventures de Consuelo, et où, manquant beaucoup de renseignements, j’essayais de m’initier, par interprétation et par divination, au génie de la Bohême, à la

  1. La traduction du Consuelo en langue tchèque.