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a été pour lui un type accompli. Il a donné deux ou trois conseils, excellents :

Au premier acte, mettre la fin de la scène de Jean et Blanchon au commencement de ladite scène.

Au troisième, faire qu’on ne sache pas que le gendre annoncé par Germinet est Cadet Blanchon.

Enfin, à la dernière tirade de Jean Robin, quand Gervaise refuse, faire qu’il aille jusqu’à un petit coup de couteau et une tache de sang au gilet, pour amener un cri de Gervaise et le pardon complet de tout le monde.

Ce n’est donc qu’un point lumineux à mettre. Il trouve la pièce admirablement faite et soutenue. Il dit que c’est un bijou, qu’il faut pour le public qu’elle soit admirablement jouée, et qu’elle ira à tout public quel qu’il soit, parce que c’est la vie de tout le monde et la vérité de toutes les situations dans toutes les classes. À peine la lecture finie, il a pris son chapeau et a couru dire à Thierry qu’il venait d’entendre un chef-d’œuvre et lui conseiller de venir me le demander, pour le faire jouer par l’élite de la troupe des Français :

Lafontaine — Jean.

Coquelin — Blanchon.

Régnier ou Got — Germinet, etc.

Si Thierry ne reçoit pas la chose de confiance et d’enthousiasme, il va au Gymnase. En ce moment, il y a un succès énorme, Héloïse Paranquet qui est censée de M. Durantin, mais qui est de lui, Alexandre.