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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 3.djvu/302

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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

le-moi ; je suis assez dégoûtée comme cela et je n’ai pas besoin de remuer cette boue. Vous êtes assez renseigné par cette lettre pour me défendre s’il y a lieu, sans me consulter. Mais ceux qui m’attaquent méritent-ils que je me défende ? Si mes amis me soupçonnent, c’est qu’ils n’ont jamais été dignes de l’être, qu’ils ne me connaissent pas, et alors je veux m’empresser de les oublier.

Quant à vous, cher vieux, restez où vous êtes jusqu’à ce que cette situation s’éclaircisse, ou bien, si vous voulez venir pour quelque temps, dites-le-moi. Baraguay-d’Hilliers ou tout autre peut, je crois, demander un sauf-conduit pour que vous veniez donner un coup d’œil à vos affaires. Mais n’essayons rien de définitif avant que le danger d’un nouveau bouleversement soit écarté des imaginations.

GEORGE SAND.


CCCXLVIII

À M. ERNEST PÉRIGOIS, À LA PRISON
DE CHÂTEAUROUX


Paris, 24 février 1852.


Mon cher ami, je vous remercie de votre bonne lettre. Elle m’a fait un grand plaisir. On ne me soupçonne donc pas parmi vous ? À la bonne heure, je vous