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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 3.djvu/260

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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND


CCCXXXIV

À MADAME AUGUSTINE DE BERTHOLDI, À LUNÉVILLE


Nohant, 6 décembre 1851.


Chère enfant, rassure-toi. Je suis partie de Paris, le 4 au soir, à travers la fusillade, et je suis ici avec Solange, sa fille, Maurice, Lambert et Manceau, depuis hier matin. Le pays est aussi tranquille qu’il peut l’être, au milieu d’événements si imprévus. Cela tue mes affaires, qui étaient en bon train. N’importe ! tant d’autres souffrent en ce monde, qu’on n’a pas le droit de s’occuper de soi-même.

Je t’embrasse mille fois. J’ai laissé tous nos amis bien portants à Paris. Maurice t’embrasse de cœur, et les enfants aussi. Bonjour et tendresses à Bertholdi et à mon petit George. N’aie pas d’inquiétude.


CCCXXXV

À M. SULLY-LÉVY, À PARIS


Nohant, 24 décembre 1851.


Mon cher monsieur Lévy, j’avais bien l’intention de vous voir à Paris. Dans les premiers jours, ne pou-