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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 3.djvu/114

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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND


CCXCII

À M. EDMOND PLAUCHUT, À ANGOULÊME


Nohant, 13 février 1849.


Permettez-moi, citoyen, de défendre le travail de mon ami auprès des vôtres et de vous-même[1]. Il ne me semble pas que ce travail soit incomplet à son point de vue, et vous en seriez plus satisfait si vous vous détachiez du vôtre, comme j’ai été obligée de le faire pour le mien propre. Mais remarquez bien que ce petit livre, est, quoique sous une forme modeste, un livre de philosophie, l’examen d’un principe, bien plutôt qu’un livre de pratique sociale, d’économie politique.

Il s’agissait de poser ce principe et de savoir s’il était juste, s’il était admissible. Il vous paraît tel puisque vous acceptez la préface. Le livre n’est que le développement historico-philosophique de ce principe, que je répète ici pour mieux nous entendre :

La propriété est de deux natures. Il y a une propriété commune, il y a une propriété individuelle.

Lorsqu’en causant, nous arrivâmes à cette formule, M. Borie et moi, notre premier cri fut celui : « Il n’y

  1. Travailleurs et propriétaires.