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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/50

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mystérieux parfum. Si ce fruit merveilleux n’était pas encore à l’arbre du paradis, gardé par le dragon de l’ignorance, si nous avions reçu de notre première mère la connaissance nette et durable du bien et du mal, le mal serait détruit, et le serpent aurait depuis longtemps la tête écrasée. C’est notre ignorance à tant d’égards qui perpétue sur la terre le règne de Satan, car le mal relatif n’est que l’ignorance du bien absolu.

Pourtant, s’il nous fallait choisir, pour comprendre l’existence de l’homme, entre cette Genèse de Moïse, avec sa riante