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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/301

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parler. C’était la voix même de Dieu qui résonnait dans son âme et qui tantôt semblait planer comme un chant sur sa tête, tantôt vibrer dans sa poitrine comme un souffle vivant. Et cette harmonie sacrée murmurait un seul mot, toujours le même, un mot nourrissant comme le miel et rafraîchissant comme la brise, chaud comme le soleil et clair comme les cieux, le mot de la vie, la formule de l’être.

Quand Évenor s’éveilla, ce mot remplissait pour lui le ciel, et la terre, et lui-