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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/296

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l’apprendre, dût-il encore oublier celui de sa race. En peu de jours, il sut donc comprendre Téleïa et lui répondre ; mais son vocabulaire était encore borné à l’échange des idées les plus élémentaires, et lorsqu’il voulait exprimer autre chose que des faits immédiats, et désigner d’autres objets que les objets palpables, il était aussi inhabile dans une langue que dans l’autre. Son esprit et son cœur étaient plus avancés qu’il ne pouvait l’exprimer, et il se livrait à de naïfs dépits quand on ne devinait pas son émotion ou sa pensée.