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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/291

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L’initiative était sa vie, et quand une idée s’emparait de ces deux enfants, Évenor en était le foyer, Leucippe en était le rayonnement. Par le fait du long isolement et de l’espèce d’égarement que le jeune garçon avait subis, comme par le fait de l’initiation que la petite fille avait déjà reçue, leurs âmes avaient le même âge, et Évenor ne se disait pas que Leucippe était un enfant et lui un adolescent. Éclairée d’une lumière religieuse, elle lui était supérieure dans un certain ordre d’idées qu’il ne pouvait aborder encore ; mais, ignorante de la vie de relations et de progrès, si elle