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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/269

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Depuis que cette voix parlait de plus près à son oreille, elle pénétrait pleinement dans son cœur. Une fascination non moins régénératrice, celle du regard de la face humaine, lui parlait aussi un langage dont l’âme humaine a besoin. Évenor ne voyait presque pas la dive, bien qu’il fût toujours à ses pieds ou dans ses bras, jouant, riant et essayant de parler avec Leucippe. Il avait besoin d’un effort de sa mémoire et de sa volonté pour se manifester à elle ; et pourtant, il s’habituait, comme Leucippe, à ne plus s’éloigner d’elle, ou à y revenir avec empressement,