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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/260

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fant qui avait le double de son âge, à ne pas la craindre, à prendre confiance en elle, et à compter sur sa protection. Elle ne lui offrait pas l’abri et la nourriture, ne supposant pas qu’un être, quel qu’il fût, pût manquer du nécessaire ici-bas. Élevant plus haut ses idées et ses promesses, par la force naturelle d’une situation qui n’aurait point d’analogue aujourd’hui, elle lui offrait ce qu’elle concevait et ce qu’il y avait réellement alors de précieux sur la terre, l’amour et les caresses de la famille.