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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/256

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La dive, s’asseyant alors, prit Évenor entre ses genoux et lui ajustant sa couronne, l’examina avec un profond recueillement. Peu à peu son sein se gonfla, et des torrents de pleurs coulèrent sur la tête d’Évenor qu’elle couvrait de baisers.

« Dieu bon ! disait-elle dans cette langue étrangère aux oreilles du fils des hommes, c’est lui, c’est mon fils que tu me rends sous cette nouvelle apparence ! Ce ne sont plus ses traits, mais voilà son regard, et je vois bien que son âme est en-