Ouvrir le menu principal

Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/25

Cette page a été validée par deux contributeurs.


rugissement qui plane sur cette couche brûlante, c’est l’hymne nuptial de la matière qui émet et reçoit le principe d’un nouvel élément de vie.

Oui, c’est la vie organique qui s’élabore et qui lentement surgit sur la terre nouvelle. Les protubérances volcaniques que les eaux n’ont pu engloutir, se dégagent peu à peu à mesure que les cataractes du ciel s’épuisent. Les mers tendent à s’asseoir dans leurs bassins refroidis, les continents futurs apparaissent à la surface des eaux comme des îles dont chaque heure de la création voit agrandir imperceptiblement la surface.