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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/244

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Évenor, une femme étrange était debout, incertaine, inquiète du mouvement d’effroi de la petite fille qui revenait vers elle et qui, en se jetant dans son sein, osa enfin tourner la tête et regarder l’objet de sa terreur. Celle qui semblait être sa mère la reçut avec amour dans ses bras, et s’avança vers Évenor avec un geste de menace ; car Évenor, ensanglanté par les ronces, les cheveux longs et comme hérissés, le corps à peine protégé par quelques haillons de la tunique de peau de chevreau blanc, autrefois préparée avec tant de luxe naïf par sa mère, n’était plus, au premier abord, semblable à lui-même ;