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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/243

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pieds légers, et le souffle d’une poitrine haletante passer tout près de l’endroit où il était ; et même un frôlement de feuillage l’avertit qu’il n’avait plus qu’un pas à faire pour voir l’objet de son angoisse. D’un effort désespéré, s’arrachant aux épines qui semblaient vouloir le retenir comme une proie, il s’élança dans un espace libre, et ne vit plus rien devant lui que deux êtres humains vers lesquels il se mit à courir en gémissant et en étendant des bras désespérés.

Dans une gorge étroite et verdoyante, à vingt pas du massif épineux franchi par