Ouvrir le menu principal

Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/242

Cette page a été validée par deux contributeurs.


de cette âme engourdie, et s’efforçant contre les obstacles qui s’opposaient à son passage, Évenor s’enfonça plus avant dans les buissons en poussant des cris inarticulés qui s’étouffaient dans des sanglots.

D’abord, ils ne furent pas entendus. La voix de l’autre enfant qui semblait très-rapprochée, continuait ses gammes folâtres et couvrait celle d’Évenor ; mais tout à coup les pleurs de l’un couvrirent le rire de l’autre ; les accents de détresse effrayèrent la petite rieuse qui se tut, s’arrêta un instant et s’enfuit. Évenor entendit le sable crier faiblement sous des