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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/224

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identifié avec la nature extérieure autant qu’il est donné à l’homme de le faire, partageant ses recueillements et ses ivresses, mais ne faisant pas intervenir sa conscience dans l’appréciation de ses charmes brillants ou austères.

Qu’on ne s’imagine pourtant pas un abrutissement quelconque. Il conservait la sensibilité physique qui avertit l’homme, plus que les animaux, des causes de souffrance et de danger à éviter ; il jouissait de la plénitude de la vie plus qu’aucun animal n’eût pu le faire. Son imagination, loin d’être morte, peuplait la solitude de