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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/215

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leva, rassembla ses idées, but à longs traits l’eau d’une source voisine, et, résolu de fuir ce lieu redoutable dont la beauté l’oppressait, il chercha la porte du paradis, c’est-à-dire une brèche, une brisure, une fente quelconque à ces géants de pierre qui enfermaient lac, collines et vallée dans leur implacable enceinte.

Cette porte avait existé, puisqu’elle avait pu être franchie par lui ; mais elle était à jamais fermée. Une secousse de tremblement de terre, accident assez fréquent et souvent inoffensif dans cette région volcanique, avait eu lieu dans la nuit, sous un