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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/212

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et s’ennuyer encore plus aujourd’hui de ne pas me voir.

Les feux du soleil s’éteignaient déjà. Il n’y avait point à espérer de retrouver la route du plateau avant le lendemain. L’enfant eut peur ; il n’eût su dire de quoi, car la nuit était bleue et transparente sur la colline. Les rossignols chantèrent avec ivresse le lever de la lune, et les torrents firent une basse harmonieuse à cette mélodie inspirée.

La fièvre s’alluma dans le sang d’Éve-