Ouvrir le menu principal

Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/189

Cette page a été validée par deux contributeurs.


nité blessée, peut-être pourrait-on dire l’ambition déçue.

Quand il eut marché longtemps, il sentit l’ennui de son mécontentement, châtiment naturel de toute injustice, et il voulut retourner sur ses pas ; mais il s’égara et marcha longtemps encore. Brisé de fatigue, il résolut de prendre un peu de repos, pensant que cette lassitude troublait son intelligence et que, reposé, il retrouverait la trace de ses pieds dans la forêt.

Il s’endormit au bord d’un ruisseau qui