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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/176

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impatience d’augmenter le nombre de ses affections et de ses intérêts de cœur, un peu de la tendance au merveilleux qui caractérisait l’espèce et qui la préparait au sentiment religieux. On croyait que les enfants arrivaient ici-bas les mains pleines de découvertes et l’âme remplie de mystérieux secrets. On les interrogeait avant qu’ils pussent répondre, et les premiers mots qu’ils balbutiaient étaient recueillis comme des oracles. On les écoutait exprimer entre eux leurs volontés et leurs fantaisies ; et comme ces enfants étaient déjà mieux organisés que leurs devanciers, grâce à une application plus