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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/172

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leur des enfants des hommes. Il trouve des mots que l’on ne connaissait point, et il voit des choses que personne n’avait jamais regardées. » À quoi le père d’Évenor ajoutait : « Il aime à courir plus loin que les autres, et chaque jour il rapporte des choses que les autres ne trouvent pas, et auxquelles il donne des noms qui disent ce qu’elles sont. Ce que disent les autres enfants réjouit et passe ; ce que dit Évenor étonne et on ne l’oublie pas. »

On remarquait dès lors les aptitudes des enfants avec une sollicitude dont rien ne pourrait, de nos jours, donner l’idée. Dans