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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/164

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pour voir si j’en trouverais la fin, et je ne l’ai pas trouvée. Devant moi elle touchait le ciel et elle était bleue ; et à mesure que je marchais, ce que j’avais vu bleu de loin était vert autour de moi, tandis que plus loin, toujours plus loin, le bleu recommençait toujours. Mais la terre a une fin qui est l’eau. L’eau entoure la terre, voilà ce que mes parents m’ont dit.

Évenor demanda si les parents de l’aïeul qui lui parlait avaient vu cette eau qui finissait la terre.

— Je ne sais, répondit l’aïeul, mes pa-