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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/148

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nuit, et n’ayant pas besoin d’autre abri que celui de simples huttes de branches, sous un ciel clément.

Mais, quelque douces et charmantes que vous supposiez ces régions hospitalières à l’arrivée de l’hôte privilégié, je dis que ce n’était pas là le paradis terrestre.

Le paradis terrestre, c’est un lieu quelconque dont la beauté, fût-elle contestable, est sentie et possédée par le sentiment poétique. Il n’est nulle part, ou il est partout pour les animaux ; leur ravissement est dans une plénitude de vie qui ne com-