Ouvrir le menu principal

Page:San-Tseu-King - Traduction Stanislas Julien, Georg, Geneve, 1873.djvu/26

Cette page n’a pas encore été corrigée


On ne craint pas que les maîtres ou les aînés n’instruisent pas leurs disciples ; on craint seulement qu’ils ne manquent de sévérité. S’ils manquent de sévérité, leurs disciples deviennent paresseux et indociles ; leur esprit se dissipe, et ils abandonnent leur devoirs. On doit en rejeter la faute sur la paresse et la négligence du maître.


61—66
Tseu-pou-hio, Feï-so-i

Si un fils n’étudie pas, il ne fait pas son devoir.

Littéralement : Ce n’est pas ce qu’il convient.


67—72
Yeou-pou-hio, Lao-ho-weï

S’il n’étudie pas dans sa jeunesse, que deviendra-t—il quand il sera vieux ?

Les anciens disaient : Si le père fait instruire son fils, si le maître se montre sévère et que l’instruction du fils reste imparfaite, c’est lui seul qui est coupable. Ne dites pas : « Aujourd’hui je n’étudie pas, mais je le ferai l’année prochaine. » Les jours s’ajouteront aux jours et les années aux années, et bientôt vous serez arrive à la vieillesse. A qui la faute ? Alors il sera trop tard de se repentir.


73—78
Yu-pou-tcho, Tou-tch’ing-khi

Si le jade n’est pas taillé, on n’en peut rien faire.

[En mandchou : Tetoun bandsinarakô, on n’en fait pas un vase] Le mot khi (vulgo vase) signifie encore « un meuble, un outil, un instrument, un ustensile, un objet d’utilité ou d’agrément. »

Glose. — Le mot i signifie ici la raison, le devoir.