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Page:San-Tseu-King - Traduction Stanislas Julien, Georg, Geneve, 1873.djvu/25

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précautions qu’il prenait au dedans et au dehors de sa maison étaient plus rigoureuses que dans la partie la plus secrète du palais. Les instructions qu’il donnait à ses fils étaient plus redoutables que celles d’un magistrat ou d’un maître.

On lit dans le Tso-tch’ouen : le commentaire de Tso-kieou-ming. Chi-kio disait : « Si vous aimez votre fils, enseignez-lui les règles du devoir, et ne le laissez pas tomber dans le vice. » En voyant la manière dont Yen-chan instruisait ses fils, on peut dire qu’il possédait les règles du devoir.


43—48
Kiao-ou-tseu, Ming-kiu-yang

Quand il eut achevé l’éducation de ses cinq fils, ceux-ci devinrent célèbres.


Les cinq fils de Yen-chan étaient Teou-i, Teou-yen, Teou-kan, Teou-tching, Teou-hi. Au commencement de la dynastie des Song, ils devinrent tous des ministres célèbres et des magistrats du plus haut rang. Leurs descendants continuèrent à observer les instructions domestiques de leurs pères, et ils arrivèrent successivement aux honneurs et à la célébrité. Tels furent les heureux résultats de l’éducation et de la direction sévères qu’ils reçurent de leurs pères.


49—54
Yang-pou-kiao, Fou-tchi-kiao

Un père est coupable, s’il nourrit ses fils sans les instruire.


Il n’est pas à craindre qu’un père n’aime pas ses fils ; la seule chose à craindre, c’est qu’il manque de les instruire. Si un père a des fils et qu’il ne puisse pas les instruire, il est vraiment coupable.


55—60
Kiao-pou-yen, Sao-tchi-to

Si le maître instruit ses élèves sans se montrer sévère, c’est une preuve de paresse.