Page:Saint-Saëns - Rimes familières.djvu/13

Cette page a été validée par deux contributeurs.


 
Où l’huile vierge mais épaisse,
L’ayoli prompt à revenir,
La brandade et la bouillabaisse
Auraient bien dû te retenir !

Mais non ! c’est trop d’ingratitude !
Pardonne à mon esprit pervers.
Entre nous, c’est la solitude
Qui m’a mis la tête à l’envers.

Tu ne seras pas responsable
Si mes vers me sont reprochés ;
C’est moi seul qui suis le coupable
Et je t’absous de mes péchés.

Ou plutôt je te remercie :
Tu m’as ouvert un coin des cieux.
Sache-le bien : la Poésie
Est ce qui console le mieux.