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Page:Saint-Pol-Roux - Anciennetés, 1903.djvu/56

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Prompt, Israël se dresse et ses lèvres d’ivoire
Mûrissent à la braise d’un hymne vermeil,
Le Grand Prêtre que vêt l’hyacinthe de gloire
Splendit sur l’hosanna comme un jeune soleil.

Le pectoral aux douze pierres précieuses
Mariant les Tribus en un gai firmament,
Tel l’éventail d’un paon aux plumes curieuses,
Bariole l’éphod d’un pur tressaillement.

La tiare éparpille les rais d’une lame
Où triomphe, gravé, le nom de l’Éternel.
Or, de la barbe aussi noble qu’une oriflamme,
Ruisselle un miel clément, paisible, paternel.