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Page:Saint-Pol-Roux - Anciennetés, 1903.djvu/53

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Emporte l’œil qui pourlécha la vaine idole,
Les faux serments crachés au ciel en souriant,
Le froment refusé devant le seuil frivole
Au crabe que tendait l’aride mendiant.

Emporte le blasphème et le fiel des envies
Et la main qui plongea dans les sacs étrangers,
Emporte le couteau des éteigneurs de vies
Et les astres couchants par l’aurore outragés.

Emporte les sabbats où l’avide besogne
Songeait au bain futur fait de sicles d’argent
Et l’obstacle placé devant ce sage ivrogne
Des ténèbres, l’aveugle au bâton indulgent.